{"id":345,"date":"2014-06-24T00:10:35","date_gmt":"2014-06-23T23:10:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/?p=345"},"modified":"2014-06-28T09:37:44","modified_gmt":"2014-06-28T08:37:44","slug":"a-propos-du-retour-en-formation-et-ailleurs","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/?p=345","title":{"rendered":"A propos du \u00ab\u00a0retour\u00a0\u00bb en formation et ailleurs"},"content":{"rendered":"<h1 align=\"CENTER\"><span style=\"color: #993300;\">Le retour sur le terrain<\/span><\/h1>\n<h3 align=\"CENTER\">Intervention lors d&rsquo;un s\u00e9minaire de master<br \/>\n\u00ab\u00a0Analyse des situations de travail\u00a0\u00bb (Mimet, le 3 avril 1993)<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Odette Neumayer<\/p>\n<p><em><span style=\"color: #993300;\">L&rsquo;id\u00e9e que le retour sur le terrain devienne en lui-m\u00eame objet de formation, s&rsquo;inscrit dans une conception \u00e0 la fois philosophique et pragmatique de la formation. C&rsquo;est cette conception que je vais tenter de d\u00e9fendre dans le temps qui m&rsquo;est imparti.<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><span style=\"color: #993300;\"><strong>D\u00e9tours par d&rsquo;autres retours<\/strong><\/span><\/h2>\n<p>Pourquoi parlerai-je aujourd&rsquo;hui de la m\u00e9taphore du retour ? Parce que ma m\u00e9moire r\u00e9sonne \u00e0 ce mot \u00ab\u00a0retour\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce mot n&rsquo;est pas innocent. Il porte en lui le poids de l&rsquo;histoire des hommes, le souvenir de tous les retours : il y a 48 ans, jour pour jour \u00e0 peu pr\u00e8s, se lib\u00e9rait le 11.04.45 le camp de concentration de Buchenwald o\u00f9 se trouvait mon p\u00e8re et tant d&rsquo;autres. Pour lui, ce fut le retour et ce mot a r\u00e9sonn\u00e9 si souvent \u00e0 mes oreilles qu&rsquo;il s&rsquo;impose \u00e0 moi, m\u00eame dans des circonstances moins dramatiques, comme celles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui o\u00f9 il s&rsquo;agit du retour de formation sur le terrain (entreprise ou institution).<\/p>\n<p>Il ne m&rsquo;en reste pas moins le sentiment qu&rsquo;il y a dans toute exp\u00e9rience une part plus ou moins grande d&rsquo;indicible, d&rsquo;incommunicable qui dans le cas des d\u00e9port\u00e9s, venait \u00e0 la fois de l&rsquo;impossible r\u00e9cit de tant de souffrances et de la non-disponibilit\u00e9 ou de la non-envie d&rsquo;\u00e9couter de ceux qui n&rsquo;avaient pas v\u00e9cu cela.<\/p>\n<p>On retrouve souvent dans les retours de formation la m\u00eame incompr\u00e9hension due au d\u00e9calage entre le v\u00e9cu et ce que les mots peuvent en dire, entre ceux qui sont rest\u00e9s et celui qui est parti. Ce qui ne rend pas facile la r\u00e9int\u00e9gration ou la r\u00e9adaptation.<\/p>\n<p>On aura compris que le pass\u00e9 commande le pr\u00e9sent et que le mot retour joue comme un op\u00e9rateur de sens, aidant \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir de mani\u00e8re analogique. Dans le m\u00eame ordre d&rsquo;esprit, mais pour faire un d\u00e9placement vers des r\u00e9gions moins subjectives et mettre \u00e0 distance le biographique, je m&rsquo;autoriserai la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un autre retour tout aussi mythique que le premier : celui de l&rsquo;ing\u00e9nieux Ulysse.<\/p>\n<p>En effet, le mythe fertilise la pens\u00e9e et transforme le regard sur l&rsquo;objet de travail, ici le concept de retour. Donc, notre h\u00e9ros grec veut revenir \u00e0 Ithaque, son \u00eele, l&rsquo;\u00eele dont il \u00e9tait le roi avant de partir pour la Guerre de Troie, mais un mauvais sort jet\u00e9 par les Dieux le fait errer sur les mers et conna\u00eetre 1000 aventures avant de rentrer au port. Quand, au bout de 20 ans, il pose enfin le pied sur le sol de son royaume, seuls le reconnaissent son vieux chien et le gardien de ses troupeaux. Son premier souci sera donc de se faire reconna\u00eetre et admettre comme roi l\u00e9gitime, p\u00e8re du jeune T\u00e9l\u00e9maque, mari de la toujours fid\u00e8le P\u00e9n\u00e9lope, courtis\u00e9e par les pr\u00e9tendants au tr\u00f4ne. Son deuxi\u00e8me souci sera de redevenir s\u00e9dentaire, de faire le deuil du voyage.<\/p>\n<p>Ce mythe offre, me semble-t-il, des analogies int\u00e9ressantes avec le retour du form\u00e9 sur le terrain. Si toute formation peut \u00eatre comprise comme un voyage d&rsquo;initiation, amenant le sujet \u00e0 se transformer, alors lui aussi, au retour, doit se faire re-conna\u00eetre au moins pour ce qu&rsquo;il \u00e9tait avant de partir, mais mieux encore pour ce qu&rsquo;il est devenu, enrichi de l&rsquo;exp\u00e9rience que donne le voyage. Il doit dans le m\u00eame temps, oublier le temps de la formation, donc changer de paradigme pour s&rsquo;inscrire c&rsquo;est-\u00e0-dire se r\u00e9-inscrire sur son terrain, en continuit\u00e9 et en rupture avec sa propre histoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: left;\" align=\"CENTER\"><span style=\"color: #993300;\">Le retour (de formation), une probl\u00e9matique sp\u00e9cifique<\/span><\/h2>\n<p>Il serait possible de faire une analyse de la qualit\u00e9 de l&rsquo;insertion au retour de la formation. Cette analyse objective concernerait les aspects suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h6>la qualification r\u00e9elle obtenue<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>les comp\u00e9tences acquises et r\u00e9utilis\u00e9es<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>la fonction occup\u00e9e (ancienne, nouvelle) et l&rsquo;\u00e9volution dans la nature des t\u00e2ches men\u00e9es par la personne ; l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;activit\u00e9 de travail depuis le retour et la mesure de l&rsquo;\u00e9cart entre la situation ant\u00e9rieure et la situation pr\u00e9sente.<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>la nature des changements que la formation a amen\u00e9 dans l&rsquo;environnement professionnel de la personne.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce qui est hypoth\u00e9tique et discutable dans ce type d&rsquo;analyse c&rsquo;est qu&rsquo;on y recherche l&rsquo;ad\u00e9quation formation \/ emploi. [&#8230;]<\/p>\n<p>On peut en revanche se centrer sur les aspects subjectifs du rapport formation \/ emploi et sur le t\u00e9moignage des sujets :<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h6>la part de d\u00e9sir investie dans la formation, les enjeux, les mobiles<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>les arguments que le sujet avance pour l\u00e9gitimer son d\u00e9part<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>le sens que le retour a pour lui : conversion, reconversion, renouvellement, retour au statu quo ant\u00e9rieur<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>etc.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans cette affaire, le sujet n&rsquo;est pas seul en cause. Le contexte de la r\u00e9insertion, le poids de l&rsquo;histoire et de la culture de l&rsquo;entreprise, des normes collectives p\u00e8sent aussi dans les circonstances du retour.<\/p>\n<p><span style=\"color: #993300;\"><strong>Diff\u00e9rents cas de figures nous sont apparus :<\/strong> <\/span><\/p>\n<p>a) soit le contexte n&rsquo;a pas beaucoup chang\u00e9, il ne peut \u00ab\u00a0entendre\u00a0\u00bb le changement dont le sujet est porteur. Il a par ex. des difficult\u00e9s \u00e0 situer la formation suivie dans l&rsquo;environnement des formations disponibles sur le march\u00e9. Il n&rsquo;est pas en mesure de se faire une repr\u00e9sentation claire des comp\u00e9tences acquises. Il ne parvient pas \u00e0 traduire dans ses termes \u00e0 lui l&rsquo;initiative de formation prise par le sujet.<\/p>\n<p>b) soit le contexte est en mesure de \u00ab\u00a0reconna\u00eetre\u00a0\u00bb les comp\u00e9tences, la nouvelle professionnalit\u00e9 du sujet parti en formation, de b\u00e9n\u00e9ficier de ses savoir-faire nouveaux et le traite en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p>[&#8230;]<\/p>\n<h2 style=\"text-align: left;\" align=\"CENTER\"><span style=\"color: #993300;\">Le retour pose de nouvelles questions<\/span><\/h2>\n<p>1) La perception de soi et les remaniements<\/p>\n<p>D&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, dans cet entre-deux du retour, le sujet a \u00e0 se reconna\u00eetre lui-m\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 savoir nommer ses nouvelles comp\u00e9tences, \u00e0 s&rsquo;affirmer comme \u00ab\u00a0l\u00e9gitim\u00e9 \u00e0 revenir\u00a0\u00bb sur le terrain et \u00e0 \u00eatre reconnu dans sa nouvelle identit\u00e9.<\/p>\n<p>Il a \u00e0 n\u00e9gocier avec le contexte, les coll\u00e8gues pour faire reconna\u00eetre ses comp\u00e9tences nouvelles, un nouveau discours. Il a \u00e0 n\u00e9gocier avec lui-m\u00eame des ajustements et un nouvel usage de soi par soi et un nouvel usage de soi usant des concepts.<\/p>\n<p>Mais, interroger une personne sur son retour de formation renvoie en amont \u00e0 la question du d\u00e9part.<\/p>\n<p>Le retour interroge immanquablement notre m\u00e9moire des choses et des faits, et donc les grilles qui \u00e9taient les n\u00f4tres pour voir le terrain avant notre d\u00e9part et les nouvelles grilles (ou nouvel appareillage conceptuel) qui nous habitent au retour. Tout n&rsquo;est pas visible, ni dicible dans les changements intervenus, et une hypoth\u00e8se serait que le changement tient peut-\u00eatre dans l&rsquo;invisible recentrement du sujet autour de ses normes. Normes qui ne sont jamais \u00e9nonc\u00e9es, ni avant ni apr\u00e8s la formation. Pourquoi ne sont-elles pas dites: peut-\u00eatre parce que le sujet ne dispose pas du concept m\u00eame \u00ab\u00a0d&rsquo;invisible rencentrement\u00a0\u00bb, ou parce ces d\u00e9placements imperceptibles des normes ne sont pas facilement dicibles? Cela pose la question de la formation \u00e0 voir l&rsquo;invisible de son travail et \u00e0 savoir le formuler pour soi et pour d&rsquo;autres. Sous quelles formes? A partir de quelles incitations? Faisant appara\u00eetre quelles structurations du champ de travail? Tout cela reste \u00e0 \u00e9lucider.<\/p>\n<p>Le sujet, de retour sur le terrain va s&rsquo;efforcer de remanier ou de traduire.<\/p>\n<p>\u2026<strong>remanier<\/strong>, car agi par la force de rappel du r\u00e9el, il redispose autrement les donn\u00e9es, il construit une autre logique qui int\u00e8gre des donn\u00e9es nouvelles qui sont \u00e0 pr\u00e9sent celles du terrain et non celles de la formation et ce, selon des contraintes nouvelles. Il fait l\u00e0 usage des concepts dans le sens d&rsquo;une adaptation.<\/p>\n<p>\u2026<strong>traduire<\/strong>, car par son activit\u00e9 langagi\u00e8re il rend lisible les concepts du lieu de formation par les coll\u00e8gues du lieu de travail, pour qu&rsquo;ils puissent \u00eatre utilis\u00e9s. Il fait une offre de langage et de concepts nouveaux. Cette attitude suppose qu&rsquo;il se donne le droit, l&rsquo;autorit\u00e9 et le pouvoir de le faire. Tout d\u00e9pend de l&rsquo;auto-positionnement que le sujet s&rsquo;attribue au sein de l&rsquo;entreprise ou du choix des interlocuteurs (et des lieux) \u00e0 qui (et o\u00f9) le sujet d\u00e9cide de s&rsquo;adresser pour faire vivre et fructifier son nouveau capital intellectuel, son nouvel appareillage mental.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #993300;\">Les entretiens que j&rsquo;ai faits et leur formalisation<\/span><\/h2>\n<p>Un des aspects du travail men\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion du m\u00e9moire de Master a donc \u00e9t\u00e9 de rendre dicibles le plus possible d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments de ce recentrement.<\/p>\n<p>En fait, en voulant collecter des t\u00e9moignages avec le projet de les exploiter, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 une nouvelle question, celle de la formalisation de l&rsquo;exp\u00e9rience, li\u00e9e \u00e0 la mise en patrimoine et \u00e0 une certaine forme d&rsquo;\u00e9valuation.<\/p>\n<p>Ce travail d&rsquo;\u00e9valuation je le comprends en effet comme un travail de formalisation. Je distingue ici la formalisation que chacun fait de sa propre exp\u00e9rience (parfois sauvagement), et la formalisation que l&rsquo;on peut faire \u00e0 partir des discours des autres et qui requiert plus de rigueur et de m\u00e9thode, peut-\u00eatre.<\/p>\n<p>Traiter de la question du retour, c&rsquo;est se demander comment le sujet structure le r\u00e9cit de son retour, dans quels registres il situe son discours, en fonction de quels partis pris et de quelles priorit\u00e9s il retrace son itin\u00e9raire.<\/p>\n<p>Quelques options que j&rsquo;ai rep\u00e9r\u00e9es dans les t\u00e9moignages des interview\u00e9s:<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h6>le choix du spectaculaire ou du minuscule<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>le choix du r\u00e9cit ou de l&rsquo;analyse<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>la place du biographique et la pens\u00e9e strat\u00e9gique (comment l&rsquo;avant explique l&rsquo;apr\u00e8s)<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>la r\u00e9f\u00e9rence aux concepts et \u00e0 leur usage<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>le rapport au savoir et la structuration des champs de savoir, les liens entre eux.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si j&rsquo;avais plus de temps je d\u00e9velopperais ici trois points qui renverraient \u00e0 une th\u00e9orie de la formalisation&#8230;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">a<\/span><span style=\"color: #993300;\"><strong>) La formalisation <\/strong>comme affaire d&rsquo;un sujet singulier,<\/span><\/strong> inscrit dans une histoire singuli\u00e8re, pris dans une situation institutionnelle, dans une \u00ab\u00a0salade de projets\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><span style=\"color: #993300;\"><strong>b) La formalisation comme travail de la langue<\/strong> <\/span>(\u00e9crite et orale). Formaliser, c&rsquo;est du point de vue du porteur de l&rsquo;exp\u00e9rience, produire du discours et du point de vue de l&rsquo;auditeur, lire, interpr\u00e9ter ce discours \u00e0 l&rsquo;aide grilles de lecture plus ou moins conscientes. Pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre, formaliser c&rsquo;est une activit\u00e9 de prise d&rsquo;indices et de formulation d&rsquo;hypoth\u00e8ses avec le pb de la pertinence du choix des indices ; de rep\u00e9rage de r\u00e9gularit\u00e9s, de r\u00e9currences qui font signe et sur lesquelles on va travailler ; de mise en mots, de choix d&rsquo;un registre de langue ; etc.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">c) La formalisation dans sa relation avec l&rsquo;analyse r\u00e9flexive<\/span><\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire, la mise \u00e0 distance un Objet de Travail par un m\u00e9ta-langage.<\/p>\n<p>En d&rsquo;autres termes, il y a choix et extraction de cet objet depuis une r\u00e9alit\u00e9 complexe. On met en avant tel ou tel de ses aspects, en faisant l&rsquo;hypoth\u00e8se que la partie, le fragment, seront porteurs de sens pour le tout. Red\u00e9coupage de cet objet en champs de savoirs ou en rubriques nommables, rep\u00e9rables. On le d\u00e9coupe en unit\u00e9s, on isole des \u00e9l\u00e9ments \u00e0 partir desquels on engage une r\u00e9flexion plus pouss\u00e9e.Comparaison, transferts de savoirs exp\u00e9rientiels d&rsquo;un champ dans un autre. Anticipation, projection dans l&rsquo;avenir, prescription d&rsquo;un travail futur. Articulation: du pass\u00e9 et du futur. Aller-retour constant entre la perception du \u00ab\u00a0micro\u00a0\u00bb et du \u00ab\u00a0macro\u00a0\u00bb, le local et le global. Recherche de r\u00e9ponses (par ex. \u00e0 quelles conditions la formation re\u00e7ue est-elle (a-t-elle \u00e9t\u00e9) op\u00e9ratoire sur le terrain? en quoi le travail a-t-il chang\u00e9? comment cela s&rsquo;est-il pass\u00e9 pour les autres? comment les \u00e9tudiants-salari\u00e9s actuels anticipent-ils le retour sur le terrain?<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">d) La formalisation comme question \u00e9pist\u00e9mologique<\/span><\/strong><span style=\"color: #993300;\">,<\/span> celle du \u00ab\u00a0d\u00e9coupage\u00a0\u00bb d&rsquo;une exp\u00e9rience selon des facettes multiples et pluridisciplinaires, donc de la relation entre ces facettes: facette langagi\u00e8re ; facette historique (Prendre conscience d&rsquo;un capital, d&rsquo;un patrimoine, de son inscription dans l&rsquo;Histoire.) ; facette du philosophe (Tester des concepts (ex: la double anticipation), produire de nouveau concepts (ex: \u00ab\u00a0strat\u00e9gie s\u00e9mantique\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0retour sur le terrain\u00a0\u00bb) ; facette ergonomique (Red\u00e9finir l&rsquo;activit\u00e9 de travail) ; facette psychosociologique (Travailler son identit\u00e9 de sujet, son positionnement) ; facette \u00e9conomique ; &#8230;<\/p>\n<h2><span style=\"color: #993300;\">Ma conclusion<\/span><\/h2>\n<p>Ma conclusion portera sur les effets possibles de ce que je viens d&rsquo;avancer sur la formation A.P.S.T., puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9valuer notre op\u00e9rationnalit\u00e9 et notre professionnalit\u00e9<\/p>\n<ul>\n<li>\n<h6>comment, pendant la formation d\u00e9j\u00e0, pr\u00e9parer le retour \u00e0 la fois psychologiquement, s\u00e9mantiquement, et professionnellement<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>par quel travail sur les concepts et les techniques, en relation avec les acquis th\u00e9oriques et pratiques de chacun<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>comment penser le retravail de la biographie dont on sait qu&rsquo;il est complexe et souvent obscur au sujet lui-m\u00eame en poussant plus loin la r\u00e9flexion sur la formalisation pour une mise en patrimoine<\/h6>\n<\/li>\n<li>\n<h6>comment engager la r\u00e9flexion sur les comp\u00e9tences et le renouvellement de l&rsquo;image de soi pendant la formation certes, mais aussi apr\u00e8s, c&rsquo;est-\u00e0-dire ce que nous faisons en ce moment gr\u00e2ce aux r\u00e9unions de capitalisation de l&rsquo;APRIT.<\/h6>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: right;\">O.N.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retour sur le terrain Intervention lors d&rsquo;un s\u00e9minaire de master \u00ab\u00a0Analyse des situations de travail\u00a0\u00bb (Mimet, le 3 avril 1993) &nbsp; Odette Neumayer L&rsquo;id\u00e9e que le retour sur le terrain devienne en lui-m\u00eame objet de formation, s&rsquo;inscrit dans une &hellip; <a href=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/?p=345\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,3],"tags":[40,21,19,22],"class_list":["post-345","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-analyse-du-travail","category-sentiers-de-la-pensee","tag-analyse-du-travail","tag-formalisation","tag-histoire","tag-retour"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/345"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=345"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/345\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":434,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/345\/revisions\/434"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}