{"id":438,"date":"2014-06-29T15:56:14","date_gmt":"2014-06-29T14:56:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/?p=438"},"modified":"2014-07-01T20:10:03","modified_gmt":"2014-07-01T19:10:03","slug":"29-juin-2014","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/?p=438","title":{"rendered":"29 juin 2014"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #993300;\">En ce jour anniversaire d&rsquo;une naissance,<br \/>\nla tienne\u2026<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #993300;\"><strong>Hommages<\/strong><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #993300;\">\u00c0 fleur d\u2019\u00e9veil<\/span><\/strong><\/p>\n<p>En tout silence murmure d\u2019une note<br \/>\nD\u2019un souffle l\u00e9ger<br \/>\nAu profond de la nuit perle d\u2019une lueur<br \/>\nD\u2019un minuscule \u00e9clat<br \/>\nRencontre l\u00e0<br \/>\nLarme de m\u00e9moire dans la chair du monde<\/p>\n<p>Alors<br \/>\nGerme une graine \u00e0 fleur de terre<br \/>\nPerce un petit mot d\u2019en vie d\u2019amour<br \/>\nTenace pens\u00e9e sur le tapis du jardin<\/p>\n<p>L\u00e0<\/p>\n<p>Vogue ton \u00e2me en pr\u00e9sence invisible<br \/>\n\u00c0 fleur de vie toujours \u00e0 rena\u00eetre<br \/>\nUne petite pens\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>\u00c0 Odette, le 29 juin 2014,<\/em><br \/>\n<em>Chantal Blanc.<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><strong><span style=\"color: #993300;\">Relire \/ relier<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><em>Pour Odette<\/em><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><i>Un plateau de th\u00e9\u00e2tre plut\u00f4t nu.<br \/>\nSarah lit \u00e0 voix haute la lettre qu\u2019elle vient d\u2019\u00e9crire \u00e0 Dominique, son compagnon, disparu en mer depuis plusieurs ann\u00e9es. Elle en a \u00e9crit bien d\u2019autres avant, mais celle-ci est particuli\u00e8re.<\/i><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Comment savoir si tu es mort ou vivant\u00a0?<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Les \u00e9chos sont contradictoires. Certains voyageurs affirment t\u2019avoir vu en des terres lointaines. D\u2019autres ont entendu parler de naufrage, on aurait vu les d\u00e9bris de ton bateau sur une plage.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le parti le plus simple, \u00e0 mon avis, sera celui de la relecture. Les traces sont si nombreuses ici de ta pr\u00e9sence\u00a0: il suffit que je regarde se d\u00e9former les nuages, ou que je surprenne dans le ciel bleu la vibration plus soutenue d\u2019un instant, tandis que se d\u00e9coupent \u00e0 contrejour feuilles ou ramures. Je me souviens alors du d\u00e9sir de tes yeux quand tu les regardais.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Relire aussi, entretiss\u00e9s au travail harassant des jours, certaines paroles qui r\u00e9sonnent, ou des yeux qui s\u2019\u00e9clairent. On ne sait pas qui a parl\u00e9, ni pourquoi quelque chose soudain a pris sens. Une voix est pass\u00e9e et on emporte avec soi cette goutte limpide pour les temps de soif.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Et dans le terreau obscur des nuits, il y a d\u2019autres passages, un \u00e9cran qui se d\u00e9chire, une \u00e9vidence entrevue, et ce repos auquel je consens, qui me r\u00e9pare.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Ma peau s\u2019est faite plus poreuse depuis que tu n\u2019es plus l\u00e0\u00a0: des lumi\u00e8res me traversent, des souffles me parcourent\u2026<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Le plus incroyable est que rien n\u2019ait chang\u00e9 et que tout soit diff\u00e9rent\u00a0: le vent devient \u00e9charpe autour de mon cou, les coquillages roul\u00e9s par la mer parlent de toi, les nouvelles des journaux dressent la carte de tes r\u00e9voltes, de tes chantiers, comme tu disais.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Pour savoir comment continuer, je me souviens de ces cailloux que tu laissais sur ton chemin pour que d\u2019autres les saisissent. Je les recueille et les relance plus loin.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Je vais me glisser dans les plis de ce manteau que tissait P\u00e9n\u00e9lope, il y a bien longtemps, et que nous n\u2019avons pas laiss\u00e9 d\u00e9faire, ce manteau qui s\u2019est enrichi de tous les parfums des terres \u00e9merg\u00e9es et de tous les mots qui, \u00e0 travers nos c\u0153urs et nos l\u00e8vres, se sont fray\u00e9 un chemin.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">M\u00eame si tu ne reviens pas, je vais continuer\u2026<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; padding-left: 30px;\"><i>Le ch\u0153ur s\u2019avance et dit\u00a0:<\/i><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; padding-left: 30px;\">Ce sont les morts<br \/>\nqui dressent le m\u00e9tier<br \/>\net tiennent la navette,<br \/>\nnous leur r\u00e9pondons par nos points h\u00e9sitants,<br \/>\nnos arabesque folles,<br \/>\net nos r\u00eaves bruissent dans l\u2019\u00e9toffe.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\" align=\"RIGHT\"><em>Mich\u00e8le Monte, mars 2014<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Il y a dans ce texte de Pablo Neruda des mots pour toi,<br \/>\ndes mots pour nous\u2026<\/em><br \/>\n<em>No\u00eblle De Smet<\/em><\/p>\n<p>O no voy a morirme. \u2028Salgo ahora en este d\u00eda lleno de volcanes \u2028hacia la multitud, hacia la vida. \u2028Aqu\u00ed dejo arregladas estas c\u00f3sas\u2028 hoy que los pistoleros se pasean\u2028con la cultura occidental en brazos,\u2028 con las manos que matan en Espa\u00f1a\u2028y las horcas que oscilan en Atenas\u2028y la deshonra que gobierna a Chile\u2028y paro de contar.<br \/>\nAqu\u00ed me quedo<br \/>\ncon palabras y pueblos y caminos\u2028 que me esperan de nuevo, y que golpean\u2028con manos consteladas en mi puerta.<\/p>\n<p>Je ne vais pas mourir.\u2028 Je pars en ce jour rempli de volcans \u2028vers l&rsquo;homme en foule, vers la vie.\u2028 J&rsquo;ai tout r\u00e9gl\u00e9. Je laisse tout ceci en ordre\u2028 aujourd&rsquo;hui que les gangsters se prom\u00e8nent\u2028 avec dans les bras la culture occidentale,\u2028 avec des mains qui assassinent en Espagne\u2028 et des gibets qui se balancent sur Ath\u00e8nes\u2028 et le d\u00e9shonneur qui gouverne le Chili.\u2028 Je cesse de conter.<\/p>\n<p>Me voici<br \/>\navec des mots, des peuples, des chemins \u2028qui \u00e0 nouveau m&rsquo;attendent,<br \/>\net dont les mains constell\u00e9es frappent \u00e0 ma porte<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0.71cm; text-align: center;\"><span style=\"color: #1a1a1a;\">\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/pascale_modifie\u0301-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-442\" src=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/pascale_modifie\u0301-1-341x1024.jpg\" alt=\"pl\" width=\"341\" height=\"1024\" srcset=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/pascale_modifie\u0301-1-341x1024.jpg 341w, http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/pascale_modifie\u0301-1-100x300.jpg 100w\" sizes=\"(max-width: 341px) 100vw, 341px\" \/><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0.71cm; text-align: center;\">Derri\u00e8re les vitres<br \/>\nles mOts pendent en grappes<br \/>\nComme des raisins murs<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0.71cm; text-align: center;\">Ils attendent que les passants les cueillent<br \/>\nAu n\u00b044 de la rue Jardon + 30,<br \/>\nelle en aurait eu 74<br \/>\nMais elle les a O<br \/>\nNaissance grav\u00e9e sur la pierre<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Elle Orait aim\u00e9 les lignes et les couleurs<br \/>\nqu&rsquo;elle Orait port\u00e9es en drapeau<br \/>\nComme les couleurs de Paix<br \/>\nEnsemble et Libert\u00e9<br \/>\nParce que \u00e7a rend fort<br \/>\nO elle aurait fait une photO<br \/>\nde son petit appareil rOse<br \/>\nL&rsquo;oeil vif<br \/>\nLe sourire satisfait<br \/>\nElle Orait encourag\u00e9<br \/>\nde mOts bien choisis<br \/>\nCeux qui cherchent un territoire d&rsquo;accueil<br \/>\nfatigu\u00e9s<br \/>\ntant de trajectoires sans arriv\u00e9e<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Si elle savait O<br \/>\nque chaque fois que je commence un atelier<br \/>\nJe pense \u00e0 elle<br \/>\nA elle + M<br \/>\nComme une graine-coeur de s\u00e9nev\u00e9<br \/>\nl&rsquo;air de rien<br \/>\nLe tronc se fait solide,<br \/>\nvisible<br \/>\nOs\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">O<br \/>\nElle Orait aim\u00e9 \u00e7a.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0.71cm; text-align: right;\">Pascale Lassabli\u00e8re<\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"CENTER\"><strong><span style=\"color: #993300;\">Visite nocturne<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Sept fois, elle a pri\u00e9. Sept fois, ses suppliques se sont \u00e9cras\u00e9es sur le mutisme sec de l\u2019incommensurable\u00a0: sept flaques de vide dans sept oreilles sourdes.<\/p>\n<p>Alors, sans bruit, sans ombre, sans soupir, en d\u00e9pit de toute prudence et de toute all\u00e9geance, elle s\u2019est r\u00e9solue, seule et sans trembler, \u00e0 remonter l\u2019ab\u00eeme, \u00e0 franchir \u00e0 t\u00e2tons les fragiles barri\u00e8res de l\u2019invisible, \u00e0 d\u00e9serter la nuit sempiternelle pour celle qui n\u2019est qu\u2019une pause dans la lumi\u00e8re, celle dont les \u00e9toiles brillent comme des points de suspension\u2026 comme d\u2019infinis ponts suspendus\u00a0!<\/p>\n<p>Par un hasard qui fait bien les choses, elle s\u2019est retrouv\u00e9e, transparente nyctalope, dans cette chambre famili\u00e8re, au pied du lit ancien o\u00f9 elle s\u2019est agenouill\u00e9e. Si elle avait eu encore ses yeux, elle en aurait pleur\u00e9 de joie\u2026 et les aurait ferm\u00e9s, savourant\u00a0mieux ainsi l\u2019\u00e9motion de ces retrouvailles, m\u00e9prisant la glace impassible de la grosse armoire, frott\u00e9e \u00e0 la cire d\u2019abeille, qui lui refuse son reflet ! Son inconsistante pr\u00e9sence att\u00e9nue l\u2019\u00e2cre ar\u00f4me de miel qu\u2019elle ne peut plus humer. Sans qu\u2019elle s\u2019en offusque, la danse a\u00e9rienne de microscopiques bestioles insomniaques la transperce de ci, de l\u00e0. Elle se fait l\u00e9g\u00e8re, pr\u00eate, sur le qui-vive, \u00e0 s\u2019envoler au moindre souffle. Sa face livide p\u00e2lit davantage sous les rayons de pleine lune.<\/p>\n<p>Ce cher ange qui dort tout pr\u00e8s, inaccessible et calme, comme elle voudrait l\u2019embrasser\u00a0! Elle se penche sur cet amour. Quelque chose a fr\u00e9mi sous le vernis des apparences, telle une mise en garde. Le petit marmonne dans l\u2019oreiller une parole br\u00e8ve et soudaine, avant de s\u2019immerger au royaume des f\u00e9es. Sa poitrine se gonfle et se vide au rythme r\u00e9gulier de sa respiration. Quelques borborygmes brisent encore un peu le silence\u2026 puis plus rien\u00a0! M\u00eame les songes de son gar\u00e7onnet l\u2019excluent. Prisonni\u00e8re d\u2019autres rivages, elle reste aux aguets\u00a0; elle ne conna\u00eet pas ce pays des merveilles o\u00f9 le sommeil le guide dans ses explorations. Comment faire\u00a0? Quelque part, tout au fond des m\u00e9andres de la conscience, leurs \u00e2mes solitaires pourraient peut-\u00eatre conjurer la s\u00e9paration. Elle voudrait caresser ses cheveux, le prendre dans ses bras, l\u2019appeler son ch\u00e9ri, lui susurrer d\u2019autres mots tendres pour lui donner de l\u2019espoir, de l\u2019\u00e9nergie, de l\u2019endurance, lui insuffler ce qu\u2019elle-m\u00eame a perdu. Elle voudrait qu\u2019il se r\u00e9veille, que ses paupi\u00e8res s\u2019ouvrent sur l\u2019harmonie azur\u00e9enne de ses prunelles de poup\u00e9e et que ses l\u00e8vres \u00e9closent sur la neige pure de ses sept printemps. Elle voudrait le bleu d\u2019un regard complice, juste l\u2019\u00e9tincelle d\u2019un sourire entendu. Elle voudrait l\u2019avant, l\u2019avant dans son int\u00e9gralit\u00e9, l\u2019avant sans r\u00e9serve ni restriction, l\u2019avant sans louvoyer ni n\u00e9gocier, m\u00eame l\u2019avant des inqui\u00e9tudes et des chagrins qui masquaient le bonheur de se sentir vivante et de les vivre ensemble.<\/p>\n<p>Mais non, c\u2019est impossible\u00a0! C\u2019est au-del\u00e0 de ses forces et de ses dons. Elle ne peut rien y changer. Se retrouver l\u00e0, d\u00e9j\u00e0, \u00e0 l\u2019insu de tous, cach\u00e9e sous les sept voiles des t\u00e9n\u00e8bres, quel miracle\u00a0! On ne lui en accordera pas davantage\u00a0! Elle vient en observatrice dans la lueur des existences humaines mais \u00e7a lui d\u00e9chire le c\u0153ur, ce m\u00eame c\u0153ur qui ne peut plus saigner. Le d\u00e9cor n\u2019a pas chang\u00e9, chavirant insensiblement dans l\u2019obsolescence. Des particules iris\u00e9es, \u00e9clairant faiblement un portrait d\u2019elle r\u00e9cemment mis au mur, voyagent dans cet espace clos sans lutter contre l\u2019irr\u00e9versible. Laisser aller, laisser faire, laisser les ondes se propager, se rencontrer, se d\u00e9truire ou se renforcer. Ah, le supplice irr\u00e9m\u00e9diable\u00a0! C\u2019est comme dans l\u2019avant, \u00e0 la fois si proche et si lointain, quand elle regardait les films \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 et que, malgr\u00e9 ses avertissements, l\u2019h\u00e9ro\u00efne du petit \u00e9cran tombait chaque fois dans le pi\u00e8ge, quitte \u00e0 en mourir. Sa voix, d\u00e9sormais tarie dans l\u2019aride aphonie des mondes parall\u00e8les, se fracassait alors sur la bo\u00eete \u00e0 images. Derri\u00e8re la vitre, les destins cathodiques, pr\u00e9cipitant leur infortune, ne s\u2019interrompaient pas pour si peu.<\/p>\n<p>Somme toute, elle aura \u00e9t\u00e9 exauc\u00e9e\u00a0: elle n\u2019est pas revenue \u00e0 elle mais est parvenue jusqu\u2019\u00e0 lui. C\u2019est bien ce qu\u2019elle voulait. C\u2019est \u00e0 cette id\u00e9e qu\u2019il lui faut s\u2019accrocher. L\u2019aurore va bient\u00f4t sortir les poings de ses draps d\u2019or, nimbant ses b\u00e2illements de rose. Un cri de basse-cour d\u00e9chirera ses langes. Sept fois r\u00e9sonnera l\u2019\u00e9cho. Il n\u2019est plus assez t\u00f4t. Elle sait. Elle se r\u00e9signe. Le sablier cruel s\u2019\u00e9coule sur l\u2019inflexible rappel du repli. D\u00e9j\u00e0\u00a0? \u00c1 regret, elle se redresse, esquisse un dernier geste flottant dans ses contours\u00a0; sa silhouette se brouille, son image s\u2019\u00e9vapore. Le flou retourne au n\u00e9ant. Elle a fondu, confondue avec le r\u00eave d\u2019enfant qui efface sa trace.<\/p>\n<p>Dehors, sous ses plumetis de deuil, le froid devient humide\u00a0; le chant des coqs liqu\u00e9fie les limbes. La terre noire fume. La terre noire craquelle. La terre noire se pars\u00e8me de l\u2019\u00e9ternel recommencement.<\/p>\n<p align=\"RIGHT\">Jean-Jacques Maredi<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: center;\" align=\"RIGHT\"><a href=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/IMGP5713retouche\u0301.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-451\" src=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/IMGP5713retouche\u0301-1024x768.jpg\" alt=\"IMGP5713retouche\u0301\" width=\"584\" height=\"438\" srcset=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/IMGP5713retouche\u0301-1024x768.jpg 1024w, http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/IMGP5713retouche\u0301-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/IMGP5713retouche\u0301-399x300.jpg 399w, http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/IMGP5713retouche\u0301.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\">Ceux qui ne sont plus l\u00e0<br \/>\nCeux qu\u2019on attendait<br \/>\nCeux dont nous nous souvenons<br \/>\nCeux qui nous ont souris<br \/>\nCeux qui nous ont accueillis<br \/>\nCeux qui nous ont soutenus<br \/>\nCeux avec qui nous nous sommes construits<br \/>\nCeux qui nous ont encourag\u00e9s<br \/>\nCeux que nous avons estim\u00e9s<br \/>\nCeux qui nous ont choy\u00e9s<br \/>\nCeux que nous avons aim\u00e9s<br \/>\nCeux qui nous ont pardonn\u00e9s<br \/>\nCeux \u00e0 qui nous avons pardonn\u00e9<br \/>\nCeux qui ne savaient pas que nous savions<br \/>\nCombien ils nous d\u00e9sapprouvaient<br \/>\nCeux qui nous ont \u00e9cout\u00e9s<br \/>\nEt que nous avons entendus<br \/>\nCeux qui ont entendu ce que nous disions<br \/>\nEt que personne ne comprenait<br \/>\nCeux qui \u00e9crivaient<br \/>\nCeux qui lisaient ce que nous \u00e9crivions<br \/>\nCeux \u00e0 qui nous avons \u00e9crit et qui ont r\u00e9pondu<br \/>\nCeux dont la pr\u00e9sence \u00e9tait une r\u00e9ponse \u00e0 notre question<br \/>\nCeux qui \u00e9taient pr\u00e9sents malgr\u00e9 notre errance<br \/>\nCeux sur qui on pouvait compter<br \/>\nCeux qui ont compt\u00e9 pour nous<br \/>\nCeux qui donnaient sans compter<br \/>\nCeux pour qui il n\u2019y eu jamais de solde de tout compte<br \/>\nCeux sans lesquels nous aurions \u00e9t\u00e9, seulement, seuls<br \/>\nCeux \u00e0 qui nous pensons<br \/>\nCeux \u00e0 qui nous penserons<br \/>\nJusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019on ne pense plus \u00e0 nous.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; text-align: right;\">Anne-Marie Suire<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; text-align: right;\">\n<hr \/>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; text-align: right;\">\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; text-align: right;\"><a href=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/DSC6536.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-459 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/DSC6536.jpeg\" alt=\"_DSC6536\" width=\"903\" height=\"601\" srcset=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/DSC6536.jpeg 903w, http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/DSC6536-300x199.jpeg 300w, http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/DSC6536-450x300.jpeg 450w\" sizes=\"(max-width: 903px) 100vw, 903px\" \/><\/a>Gislaine Ariey<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; text-align: right;\">\n<hr \/>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm; text-align: right;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En ce jour anniversaire d&rsquo;une naissance, la tienne\u2026 Hommages &nbsp; \u00c0 fleur d\u2019\u00e9veil En tout silence murmure d\u2019une note D\u2019un souffle l\u00e9ger Au profond de la nuit perle d\u2019une lueur D\u2019un minuscule \u00e9clat Rencontre l\u00e0 Larme de m\u00e9moire dans la &hellip; <a href=\"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/?p=438\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[35],"tags":[30,34],"class_list":["post-438","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une-date-forcement","tag-ecrire","tag-jardin"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/438"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=438"}],"version-history":[{"count":10,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/438\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":460,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/438\/revisions\/460"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lesyeuxdom.fr\/lesyeux\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}